Les citadins ont toujours besoin d’un peu de nature.

Situé dans la Drôme, Saou est un ravissement de petit village traversé par la Vebre et surplombé par les montagnes. Sur les flancs arides de celles-ci poussent quelques pins rabougris et des bussions ascétiques. A leur sommet planent les aigles, à peine plus que des points contre l’azur du ciel. Ils tourbillonnent dans les courants d’air chauds nés de la réflexion du soleil sur la roche nue, loin au-dessus des préoccupations très terre-à-terre des Hommes.

Notre matinée se perdit en balades sur les chemins, forestiers et montagnards.

Nous commençâmes par traverser un pont, plutôt une étroite passerelle de béton usé par le passage des saisons, au-dessus d’une rivière chantante. Son lit creusait une trouée dans la végétation dense dont les ramures se penchaient vers l’onde claire. Le jeu des rayons du soleil dans les feuilles si vertes transformait son cours en une myriade argentée.

Nous poursuivîmes sur un chemin à flanc de paroi. Loin au-dessus de nous, les silhouettes imposantes de deux éperons rocheux jetaient sur la terre leur ombre si agréable en cette journée torride. Nous nous engageâmes dans des ravines pour poursuivre l’ascension. Sous l’arche des frondaisons, des tâches de lumière dansaient sur le chemin caillouteux. La terre encore humide signalait que peu de temps auparavant, la pluie tomba avec générosité sur ces lieux apparemment arides, offrant à nos regards l’émeraude de la luxuriance là où d’habitude la végétation, roussie par un soleil impitoyable, n’était que plantes assoiffées et herbes jaunes à force de suer. D’innombrables chênes truffiers attestaient la richesse du sol qui pourtant paraissait si inhospitalier.

Après une marche difficile, nous débouchâmes de ce tunnel vert. Le souffle nous manqua. Le panorama, grandiose, offrait à nos yeux éblouis la course ombrageuse des rares nuages filant dans le ciel sur les rondeurs de la plaine inondée de lumière. Champs et forêts habillaient les vagues du relief, douces collines jusqu’à l’horizon piquetées ici ou là d’habitations plus ou moins cossues.

Blottis entre les montagnes abruptes, les toits orangés de tuiles de Saou et ses façades beiges de pierres sèches offraient un contraste saisissant avec le paysage presque trop vert, si contraire à l’image que nous nous faisons de cette terre brûlée par le soleil. Aiguillés par le campanile et attirés par le pittoresque du village, nous serpentâmes entre rochers et arbres pour nous y rendre. Une demi-heure et nous y fûmes.

La terrasse d’un café occupait la placette. Les chaises rouges offraient les feux du soleil ou la douceur de l’ombre dispensée par les bras de trois immenses tilleuls. Une fontaine colorait l’air de son chant cristallin. Pour rappeler l’écoulement du temps, qui ici semblait s’être arrêté, la cloche du campanile marquait les quarts d’heure de son tintement impérieux. D’ailleurs, elle les signalait avec cinq minutes de retard. Pour nous les nordistes, tout l’art de vivre méridional.

Qui aurait pu résister ? Nous nous y installâmes et dégustâmes… une limonade artisanale (cette information a été délibérément modifiée afin de ne pas inciter le lecteur à consommer de ces douceurs houblonnées si désaltérantes). Pour nous citadins, cette matinée ne fut que beauté. Le chant des cigales décrassa nos oreilles du vacarme des rues encombrées, l’exubérance de la nature lava nos yeux du gris du béton comme du noir scintillant de l’enrobée. Une seule matinée et nous fûmes transportés loin de notre quotidien gris et puant.

Nos estomacs vides nous rappelèrent l’heure du déjeuner. Nous avions prévu un pique-nique et nous repartîmes par les chemins pour dénicher LE coin bucolique à souhait pour accueillir nos agapes. Trois quarts d’heure d’errance sur les sentiers de randonnée nous apportèrent la pépite tant désirée. Un lit d’herbes à peine haute entouré de murs bas de pierres grises et moussues, sans mortier. Des arbres à l’essence inconnue plantés au petit bonheur dispensant une ombre bienvenue. Tout simplement le paradis !

De nos sacs, nous sortîmes nappe, nourriture et boissons. Assiettes et verres tintèrent lorsque nous les disposâmes entre les couverts. Nous débouchâmes une belle bouteille de limonade (encore une fois, je ne souhaite pas faire ici l’éloge du vin rosé en ces journées printanières aux portes de l’été) et remplîmes nos verres de ses fines bulles. Nous trinquâmes à la sérénité de l’instant et à la beauté de la nature. Nous étions bien. La belle vie, tout simplement.

Puis vint le chaos.

Sans crier gare, le vacarme tonitruant d’un moteur fit s’envoler les oiseaux. Le sol, les arbres, tout trembla. Le bruit caractéristique des tronçonneuses qu’on démarrait retentit. Sorti de nulle part, un bras métallique transperça le couvert des feuilles. A son extrémité, une énorme scie circulaire s’abattit sur le sommet des arbres et s’attaqua aux pins. Apparut d’entre les arbres le corps jaune du monstre, articulé comme celui d’un immense insecte, sorte d’engin de chantier aux roues énormes. D’un geste ample, il étêta cinq pins. L’odeur puissante de la sève envahit instantanément les lieux.

Surgirent alors trois hommes ; salopette rouge et tee-shirt noir, casque de chantier et antibruit rouge sur le chef. Tenant fermement leurs tronçonneuses rugissantes, ils s’attaquèrent sans attendre aux cadavres encore frais jonchant la prairie et les débitèrent de main de maître.

Tout fut brisé. La magie du lieu se dissipa pour laisser place à la civilisation. Nous rangeâmes paniqués notre pique-nique raté. L’un d’entre nous, curieux malgré la colère, alla demander aux bûcherons les raisons de leur infâme présence. Nous ne l’avions pas remarqué mais passe au-dessus de nos têtes une ligne électrique. Les hommes en rouge et leur machine infernale étaient chargés de la libérer des branches qui, en cas de tempête, pouvaient la mettre à terre et ainsi prévenir d’éventuelle coupure de courant.

Pour le coup, ce fut nous qui tempêtâmes :

« On se tape six cents bornes pour un retour à la nature et là, vous avez quatre bourrins qui viennent dézinguer ce bel écrin de verdure où nous nous ressourçons. Tout ça pour quoi ? Pour qu’un ado à peine pubère puisse recharger son smartphone ? Pour que bobonne puisse lancer une machine ? Pour que toute la petite famille puisse regarder le vendredi soir Koh-Lanta ? Misère de la civilisation matérialiste ! Abimer des lieux si beaux, préservés de la folie bétonnière des Hommes pour rendre la vie de ces derniers plus confortable. C’est à vous dégouter de l’espèce humaine ! »

Écœurés, nous retournâmes au gîte que nous louions dans les parages. Au moins, nous ne manquâmes SLAM.

Tourisme et touriste : Le Hollandais

Les Hollandais, qu’un amis se plait à nommer les Ostrogoths, envahissent par régiment de canoés le cours de la rivière. Ils partent d’un peu plus haut, de Tarassac. Le loueur de canoé est juste en dessous du viaduc. Mais qu’est-ce que c’est qu’un Hollandais ? Petit tour d’horizon non exhaustif de ce touriste à nul autre pareil.

En touriste consciencieux, le Hollandais se lève tôt. Il veut profiter au maximum des trésors de la vallée de l’Orb tant que le soleil court dans le ciel. Tant pis si sa peau brûle et se teinte du rouge écrevisse des peaux blanches exposées sans précautions aux ardeurs de l’astre. Dès que le soleil illumine l’azur du ciel, il sort de sa tanière. Au contraire, une fois les derniers rayons cachés derrière les montagnes, le Hollandais s’enferme dans sa caravane remplie de produits néerlandais. En effet, ce n’est pas dans ses habitudes de manger local, d’essayer les curiosités culinaires dont regorge le pays. Les restaurateurs du coin en  sont fort marri de ne pas toucher à cette manne financière, les producteurs sont offusqués : « croyez qu’leurs Edam ou Cheddar valent plus que ma tomme de brebis ? T’en foutrais moi du pays du fromage ! ». Enfin, je suis peut-être un tantinet excessif. Il y a le vin. Ça, il en boit un peu, pas autant que sa pisse houblonnée estampillée Amsterdam mais tout de même, il ose y tremper les lèvres de temps à autres.

Une famille frisonne descend la rivière. Trois canoés comme autant de générations, des grands-parents aux petits enfants. Ils sont six en tout. Ils passent cahin-caha les rapides, une barcasse se retourne dans les cris aigus de la marmaille étouffés par les borborygmes des rapides (le plus gros rocher affleurant à peine de l’eau, celui sur lequel tous les pagayeurs du dimanche se ramassent, s’appelle la Tortue. C’est le lieu choisi par une employée pour prendre en photo les clients. La tronche sur les clichés ! Une fois sur deux, ils hurlent avant de dessaler).

La famille finit par s’échouer un peu plus bas sur la plage, un large « plateau » rocheux s’avançant dans l’Orb. Premier constat : ils sont tous blonds, d’un blond presque blanc. Avec leurs gilets de sauvetage mauves, leurs maillots multicolores et leurs peaux cramoisies, ils ont la touche. A grand peine, entre les gamins pleurnichant d’avoir bu la tasse et le père usant ses dernières forces en brasses inutiles contre le fort courant de la rivière, ils tirent les canoés sur la berge et en sortent de gros bidons blancs à couvercle rouge, étanches (aparté : n’y a-t-il qu’un seul fabricant de ces bidons ? Qu’importe la rivière, j’ai l’impression que ce sont toujours les mêmes.) La famille s’apprête à pique-niquer. Évidemment, pas de cochonnailles du coin, de pains français ou de fromages un peu forts arrosés de rouge (on est tout de même au  pays du Saint-Chinian !). Non, de bons sandwiches de là-haut : une tranche d’un jambon bien rose, bien industriel, coincé entre deux tranches de cheddar et de pain de mie.

A travers le fils, le père et le grand-père, on voit clairement l’évolution de l’homme batave. Sec, voire fluet à ses douze ans, il devient plus massif à quarante, plus gras aussi. Au-dessus de ses jambes maigrelettes poussent ventre flasque et poignets d’amours généreuses. A soixante, le bide se déploie largement, étire les flancs vers l’avant et pousse la cambrure à s’exagérer. Le bide du grand-père est tendu au-dessus d’un slip de bain vert fluo du meilleur goût. Une main sur la hanche, il tient dans l’autre une cannette à étoile rouge qu’il lippe goulument. La voilà l’explication !

Le Hollandais est un animal que l’on peut suivre à la trace. Sur les sentiers reculés, le long des chemins de randonnée, au pied d’un arbre ou juste derrière un buisson, il n’est pas rare de découvrir l’empreinte de son passage. Cette dernière est caractéristique : papier hygiénique blanc, ou rose (que voulez-vous ? Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !) souillé d’une trace à la couleur changeante selon ce qu’il recouvre. Le Hollandais aime chier dans la nature et laisser une marque de son passage, tel un Neil Armstrong moderne. A la différence que la bannière étoilée a nettement moins de classe et la Lune, et bien je ne préfère pas imaginer ce qu’il en fait. Par cocasserie, lorsqu’à nous même notre vessie nous commande d’être vidée, nous le signalons de la sorte : « Je vais faire mon Hollandais » ou « Holland Time ».

Bref, de ce rapide aperçu, on se rend compte que le Hollandais n’est pas si différent de nous. Il dénigre la gastronomie locale comme tout bon Français clamant haut et fort que la seule cuisine qui vaille le coup, c’est la sienne. Il passe des années à consciencieusement se remplir la panse de bières jusqu’à prendre des allures de montgolfières. Il fait ses besoins là où ça lui chante, et il emmerde ceux qui viendront après lui. Il n’y aurait le gouffre linguistique, je suis sûr que nous nous entendrions à merveille avec le Hollandais.

Le point de monsieur G ou comment appréhendons-nous l’approche des vacances?

Nous nous levons un matin. Il pourrait ressembler à tous les autres. Pourtant, il n’en est rien. Le chant des oiseaux paraît plus clair. Le ciel, plus bleu. La nature plus verte, ses arômes plus capiteux. La chair de poule ne couvre plus nos bras tendus pour ouvrir les volets. Magie des saisons, l’aurore s’est dévêtue des frimas de l’hiver pour se parer d’une douce fraîcheur. Elle annonce, tout comme la clarté du jour malgré l’heure matutinale, une belle journée d’été. Nos lèvres s’étirent, nos pupilles s’emplissent de lumière, se dilatent de plaisirs anticipés, nos narines se goinfrent de cette odeur unique des petits matins perlés de rosée tiède, nos oreilles savourent tout ces petits bruits que ne vient pas encore couvrir le tintamarre mécanique de la circulation. Nous le savons, nous en sommes persuadés à présent, la grisaille et les rigueurs de l’hiver sont définitivement derrière nous.

Dès lors s’insinue en nous une idée impérieuse. Il va falloir vider les lieux, quitter ce quotidien si bien huilé pour la folie plus lointaine des vacances. Entendre ce mot, savourer sa musicalité, c’est voir une longue bande de sable fin, presque blanc sous la morsure du soleil équatorial, déposée entre une mer d’un bleu turquoise – n’est-ce pas au loin une barrière de corail qui clôt ce lagon ? – et des cocotiers à l’ombre desquels nous sirotons un cocktail. L’odeur du rhum et des fruits nous chatouille presque le nez.

Le rêve s’arrête là. Pour la majorité d’entre nous, aucun océan ne nous verra le survoler à bord d’un de ces paquebots volants griffant le ciel des trainées de leurs réacteurs. Beaucoup se satisferont, et ils ont raison, des côtes sinueuses de notre bel hexagone ou des méandres de ses rivières pour barboter, ou de ses sommets pour y crapahuter. Le choix de la destination est une soigneuse addition de délicats facteurs : si l’on est seul ou en couple, avec ou sans enfants, avec ou sans emploi (auquel cas, le choix est souvent vite fait), et si oui, quel budget ? Plutôt mer ou montagne ? Visite ou plage ? Farniente ou activités ? Beaucoup de décisions à prendre dans l’espoir de passer de beaux jours à oublier le train-train aliénant de nos vies trop calibrées.

Mais si tout le monde aime les vacances, tout le monde ne réagit pas de la même manière à l’annonce de ses deux à trois semaines de congés payés.

Il y a l’angoissé. Tout est pour lui sujet à stress. La peur d’avoir mal saisi sa réservation ? A-t-il bien pris des billets pour Bari et non pour Paris ? D’ailleurs, Bari, en plein été, est-ce un bon choix ? Il fait très chaud dans les Pouilles les mois d’été, peut-être ne supportera-t-il pas la chaleur et passera-t-il ses vacances dans la chambre climatisée ? Super, mille euros pour vivre sept jours enfermé dans la chambre impersonnelle d’un hôtel. D’ailleurs, peut-être devrait-il se remuer pour trouver un refuge pour Bobby, son teckel à poil ras de treize ans à la santé fragile. Les vacances ne sont que dans trois mois et ce sont des choses à prévoir longtemps à l’avance. Ce genre d’individu ne peut s’empêcher de vous communiquer ses peurs, de vous faire appréhender vos propres vacances alors que pour vous, tout roule. Enfin, en êtes-vous si sûr ?

Il y a le pédant. Lui ne part pas en vacances pour oublier le quotidien, pour briser la routine (de toute façon, à l’entendre, sa vie n’en contient pas tant elle est extraordinaire!) mais pour malmener proches et moins proches. Il trouve toujours une destination de dingue : « Cet été, je pars deux semaines à Madagascar (accent parisien hautain exacerbé, avec voyelle traînante). Ouais, ouais. Ça va être de la pure bombe ! »et il se lance dans la description d’une nature exubérante, sans même encore y avoir posé une seule fois le pied, seulement pour vous rappeler que Quiberon (oui, vous aimez bien la Bretagne sud, non, ce n’est pas parce que vous vous appelez Loïc. Vous n’y pouvez rien, c’est comme ça) c’est juste… moisi quoi.

Ou alors il s’organise un voyage ahurissant uniquement pour vous rappeler la petitesse de votre sédentarité : « Alors là avec Caro (accent blasé du baroudeur ayant tout chié, tout pissé) on se fait les steppes. On prend le Transsibérien à Moscou jusqu’au lac Baïkal. Après, on redescend jusqu’à Oulan-Bator en moto avant de se perdre dans l’immensité sauvage, dure du pays. On finit par une semaine à Pékin avant de rentrer. Un petit voyage simple tu vois. Ce qu’on aime surtout avec Caro, c’est connaître les gens du coin tu vois, dormir en yourte par exemple, c’est essentiel pour comprendre la conception mongole du monde tu vois ? » La seule chose que vous voyez dans tout ça, c’est sa capacité à déballer toutes ces conneries digne d’une brochure publicitaire ayant pour cible les bobos européens à fort pouvoir d’achat et potentiel éthique.

Il y a le désespéré. Pour lui, l’idée de vacances, ce serait casser tout, ne rien retrouver de la vie quotidienne. Hélas, il doit partir avec bobonne et se coltiner les trois chiards, tous plus bêtes les uns que les autres depuis leur entrée dans l’adolescence. On parle d’âge bête, eux en sont la quintessence. Ceci est tout aussi valable pour « bobonne ». Elle va devoir supporter la bedaine flasque de pépère boudinée dans un marcel gris auréolé aux aisselles, débordant légèrement au-dessus d’un moule-bite trop petit. Pire, il lui laisse sur les bras les trois chiards (au moins là-dessus sont-ils d’accords) pendant qu’il part jouer aux boules avec ses copains de camping pour finir par rentrer beurré et fleurant mauvais l’anis de hard discount. Le plus horrible dans tout ça est qu’ils devront coucher ensemble, avec pour seule motivation la fausse bonne idée de faire plaisir à l’autre. Bref, ces deux-là se plient au rituel des vacances de mauvais gré. S’ils se soumettent à cette torture estivale, c’est peut-être un peu, voire surtout pour faire chier l’autre.

Il y a l’enthousiaste. Depuis qu’il sait qu’il part sur la côte (laquelle on s’en fout), il est tout sourire. Partout où il passe, il se sent obligé d’éclabousser les ceux qu’il croise de sa béatitude d’aoûtien en puissance. Tout est super. Son emplacement au camping ? Au top, juste sous les pins parasols. Ne risque-t-il pas d’être piqué par les aiguilles chaque matin ? Et alors ! C’est tellement rien face au plaisir de voir le soleil haut dans le ciel. Et puis il pourra s’en servir pour donner à ses grillades une saveur particulière. Pourquoi ne pas les utiliser en préparant des mouclades pour tous les campeurs ? Quant à la route ? Géniale. Les embouteillages sur l’autoroute du soleil ? Un moment parfait pour faire des rencontres. Chez lui, rien ne peut ternir son séjour. Même les pires catastrophes se transforment sur sa langue en de chouettes opportunités. D’ailleurs, avec lui tout est chouette. Très agaçant. On a envie de les lui faire avaler ces « chouettes » lancés à tout bout de champ sur un ton trop gai. On aimerait tellement briser son enthousiasme avec une remarque bien cinglante, histoire de voir son sourire tout en dent se transformer en grimace. Pourquoi ? Certainement parce qu’il y a un fond de jalousie dans le regard que nous posons sur lui. N’aimerions-nous pas comme lui, juste un instant, voir seulement le bon côté des choses ?

Cette liste pourrait encore et encore s’allonger tant chacun réagit différemment. Peut-être vous êtes-vous reconnus ? Si non, n’hésitez pas à vous dresser le portrait. Qui sait ? Ce pourrait-être… croustillant.