Silence

Il y a des jours comme ça
Des mois des lunes
Où on ne veut plus rien voir
Plus rien entendre
Plus rien ressentir
Assécher peu à peu le lit de la vie
Éteindre totalement l’envie
Se couler dans l’abîme,

Car
Tout est noir
A attendre la fortune.

Il y a des heures comme ça
Des minutes des instants
Où le vide nous surprend
Nous absorbe
Nous broie
Et parée du voile de l’absence
L’âme flotte sur l’écume rance
Des souvenirs ardents,

Car
Un silence
Vaut mieux que tous les boniments.

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