Déliquescence

Souffrance en silence d’un corps au goût d’errance. Il se souvient encore pourtant de ces mains qui l’ont réchauffé, de ces baisers qui l’ont réveillé…
L’espace d’un trop court instant !
Bien maigre pitance !
Pauvre cadavre d’os et de chair qui rêve encore d’aimer,
Seules des larmes amères peignent ses joues émaciées.
Cloué pour toujours par l’amour illusoire, il divague et serpente au gré des jours charognards.
Mais la vie, lourde pierre tombale, engloutit l’hier abyssal, et broie tout espoir d’un lendemain moins noir.
Le corps disparaîtra,
De son âme, qui se souviendra ?

 

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